Les partenaires sociaux Unia, Syna / OCST, l’Union des Employés de Coop ainsi que la Société suisse des employés de commerce et Coop ont finalisé les négociations salariales annuelles par la signature d’un accord. Coop consacre au total 1,1 % de la masse salariale aux augmentations de salaire pour l’an prochain. Pour les partenaires sociaux, il est essentiel que tous les salaires mensuels inférieurs ou égaux à 4900 francs soient revalorisés d’au moins 1,1 %. Cela permet de poursuivre sur la lancée de mesures salariales de large portée.
Du point de vue des partenaires sociaux, ces hausses générales constituent une avancée importante. Elles permettent d’étendre les bénéfices de la négociation salariale à la quasi-totalité du personnel assujetti à la CCT, plutôt qu’à certains employé-e-s seulement.
Pour les négociatrices d’UniaAnne Rubin et Leena Schmitter, un accord salarial avec une hausse générale est indispensable, surtout après une année où seules des augmentations individuelles avaient été accordées. « Ce résultat protège le pouvoir d’achat de la grande majorité du personnel, y compris des employé-e-s les plus anciens, tout en envoyant un signal fort à l’ensemble du secteur », souligne Anne Rubin. Leena Schmitter ajoute : « Coop fait figure de modèle dans le commerce de détail suisse. Lorsque les résultats financiers sont au rendez-vous, il est naturel que le personnel aussi récolte les bénéfices de la réussite économique. »
Pour les partenaires sociaux, l’enjeu principal des négociations consistait à préserver le pouvoir d’achat et à alléger le fardeau de la hausse des primes maladie. L’augmentation salariale convenue est supérieure à l’impact actuellement prévu du renchérissement et à l’effet additionnel de la hausse des primes d’assurance-maladie sur le revenu disponible. Elle devrait garantir aux employé-e-s le maintien de leur pouvoir d’achat l’an prochain.
« Les personnes aux revenus modestes subissent de plein fouet la hausse du coût de la vie. C’est pourquoi une revalorisation générale des salaires était pour nous une priorité absolue. »
Michele Aversa, responsable de branche Syna
« Notre priorité était de soutenir le pouvoir d’achat des employé-e-s les plus modestes en compensant le renchérissement et en les aidant à absorber la hausse continue de leurs loyers et de leurs primes d’assurance-maladie. L’augmentation générale des rémunérations inférieures ou égales à 4900 francs permet de cibler les employé-e-s les plus vulnérables face au renchérissement et à la hausse des prix. »
Markus Beer, président de l’Union des Employés de Coop.
Les partenaires sociaux voient également dans cet accord un signe encourageant pour les futures négociations avec Coop. L’entreprise est en bonne santé financière. Les partenaires sociaux estiment que cela favorise une juste participation des employé-e-s aux performances de l’entreprise tout en assurant la progression des salaires réels dans la durée.
« C’est justement pour les revenus faibles et moyens que chaque franc compte. La marge de manœuvre financière est réduite surtout pour les plus modestes. Une évolution régulière des rémunérations est donc indispensable pour compenser les charges et maintenir le niveau de vie des employé-e-s. »
Hannes Elmer, spécialiste du partenariat social à la Société suisse des employés de commerce.
Communiqué de presse commun du syndicat Unia, de la Société des employés de commerce, de OCST, de Syna et de l’Union des employés de Coop