En haut, le soleil est cuisant, en bas, l’asphalte chauffe. C’est dans ces conditions que les maçons accomplissent un travail physique extrêmement pénible. La très forte chaleur n’est pas seulement épuisante, elle représente aussi un grand danger pour la santé et la sécurité au travail :
En raison du réchauffement climatique, ce danger augmente d'année en année. Des températures record ont déjà été enregistrées au mois de mai de cette année.
Les mesures de protection les plus basiques, comme la mise en place de pauses supplémentaires, sont trop souvent ignorées par les employeurs. Ces derniers préfèrent miser sur la poursuite des travaux pour échapper aux pénalités de retard brandies par les maîtres d’ouvrages.
Pourtant, plusieurs exemples montrent que les autorités et les maîtres d’ouvrage ont les moyens d’agir : l’office cantonal de l’inspection du travail du canton de Genève (OCIRT), a décrété l’arrêt de toutes les activités à l’extérieur et exposées au soleil à partir de vendredi à 13 heures. De même, le chantier Rolex, un des plus grands de Suisse romande, a décidé d’appliquer la même mesure et fermera à 13 heures vendredi.
Aujourd’hui, il est évident que les seuls obstacles à la protection de la santé des travailleurs en cas de chaleurs extrêmes sont les profits. Les maîtres d’ouvrage décident de sacrifier la santé des travailleurs pour livrer les chantiers quelques jours plus tôt et encaisser davantage de profits. Le fait que des maîtres d’ouvrages privés, à l’instar de Rolex, décident de mettre en priorité la protection de la santé des travailleurs montre que les mesures soutenues par Unia sont réalistes et applicables.
Aujourd’hui la priorité consiste à définir des mesures de protection contraignantes ainsi que des critères de température clairs à partir desquels la fermeture des chantiers doit être ordonnée. Chaque jour au pic de température, ce sont les travailleurs qui payent l’addition. Des propositions concrètes pour un arrêt des chantiers sont actuellement en discussion avec l’Office fédérale de la santé publique (OFSP) et la SUVA. La balle est désormais dans le camp de la SUVA et des autorités, qui doivent prendre leurs responsabilités et imposer des mesures et des critères clairs.
Pour Unia, les objectifs seront atteints lorsque des dispositions claires permettront d’assurer la santé des travailleurs :
Unia continuera d’exiger le strict respect des mesures de protection sur les chantiers et n’hésitera pas, avec les travailleurs de la construction concernés, à stopper les travaux si leur santé est menacée.
Syndicat Unia 2026