Pas touche au dimanche de congé

Le Conseil fédéral ne tient pas compte des avertissements des expert-e-s et ne se soucie pas de la santé des salarié-e-s. Malgré les nombreux refus exprimés par la population lors des votations cantonales sur l’augmentation du travail dominical, le Conseil fédéral préfère les ignorer. Il suit les intérêts unilatéraux des partisans de l'hyperconsommation du canton de Zurich et souhaite autoriser l'ouverture des commerces 12 dimanches par année dans toute la Suisse. Lors de la session de juin, Unia demande au Conseil des États de prendre au sérieux les avertissements de la communauté scientifique, de protéger la santé des employé-e-s du commerce de détail et de rejeter le triplement du temps de travail dominical. Unia s’engagera par tous les moyens pour la protection de la santé des employé-e-s et s’oppose fermement à toute détérioration de la loi sur le travail.

La protection de la santé est l'objectif premier de la loi sur le travail, et elle doit le rester. Le quotidien dans le commerce du détail est marqué par une forte pression, des horaires irréguliers et des bas salaires. Les vendeurs et vendeuses accomplissent chaque jour un travail important et précieux et pourtant, leur charge de travail ne cesse d'augmenter. L’initiative du canton de Zurich prévoit de porter de 4 à 12 le nombre de dimanches de vente sans autorisation. Le projet prévoit un affaiblissement massif des dispositions de protection de la loi sur le travail, et ce au détriment du personnel de vente. Unia rejette donc catégoriquement la mise en œuvre de cette initiative cantonale, qu’elle considère comme un affaiblissement de la loi sur le travail et de la protection des travailleurs et travailleuses. Unia critique vivement le Conseil fédéral, qui fait passer unilatéralement les intérêts des partisans de l’hyperconsommation avant la protection de la santé.

Une large alliance contre l'extension du travail dominical

Unia appelle le Conseil des États à mettre fin aux atteintes à la santé et aux droits du travail des salarié-e-s. Fin octobre 2025, les vendeurs et vendeuses, en collaboration avec les syndicats Unia et Syna, ont récolté plus de 9000 signatures contre l'augmentation du travail dominical. Le Conseil fédéral doit prendre au sérieux leur réalité: il faut renforcer la protection de la santé des travailleurs et travailleuses, pas l’affaiblir.

Le travail dominical risque d’être triplé

La population s’oppose à l’extension et à la généralisation du travail du dimanche. Un potentiel triplement du travail dominical va à l’encontre de la volonté exprimée par les votant-e-s de nombreux cantons et communes, qui ont systématiquement rejeté l’allongement des heures d’ouverture des magasins lors de plus des deux tiers des votations. De plus, la majorité des cantons n'utilisent même pas la possibilité d'ouvrir les commerces quatre dimanches par an sans autorisation. Le triplement des ouvertures dominicales à 12 jours étend massivement le travail du dimanche et touche de nombreuses branches, y compris la logistique. Pire encore, le projet vise à supprimer les suppléments de salaire de 50% appliqués actuellement au travail du dimanche.

La politique doit protéger la santé des travailleuses et travailleurs

Unia appelle le Conseil des États à mettre fin, lors de la session de juin, aux attaques contre la santé et les droits du travail des salarié-e-s. L’augmentation du travail dominical se fait au détriment du repos, des loisirs et de la participation à la vie sociale, et menace la santé des travailleuses et travailleurs. Unia critique vivement ce projet, car cela détériorerait encore davantage les conditions de travail et la protection de la santé.

Unia s'engagera par tous les moyens pour la protection de la santé des travailleurs et s'oppose fermement à toute détérioration de la loi sur le travail.