Le travail dominical menace la santé et la vie sociale

Photo de la conférence de presse de l’Alliance pour le dimanche. Les intervenant-e-s sont assis à une table de conférence. On peut voir devant eux des plaquettes avec leurs noms et, derrière eux, un écran où sont projetés les contenus de l’étude.
L’Alliance pour le dimanche présente la nouvelle étude sur les effets du travail du dimanche: Dr. Christine Bigler, responsable de l’étude «Effets du travail dominical», Dr. med. Klaus Stadtmüller, coprésident de la Société suisse de médecine du travail, Rita Famos, pasteure et présidente de l’Église évangélique réformée de Suisse, Dr. Florence Quinche, responsable du service Éthique et société (Conférence centrale catholique romaine de Suisse), Yvonne Feri, présidente de femmes protestantes, Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et présidente d’Unia, Adrian Wüthrich, président de Travail Suisse (Photo: Unia)
Une étude de l’Université de Berne le montre: le travail dominical nuit à la santé et à la vie sociale, surtout si les horaires de travail sont imposés. Les femmes sont souvent touchées ainsi que les migrant-e-s et les employé-e-s précaires. Unia exige que le congé du dimanche soit protégé!

Le travail du dimanche met en danger le bien-être physique, psychique et social des employé-e-s et de leurs proches. L’Université de Berne, sur mandat de l’Alliance pour le dimanche dont Unia fait partie, publie une nouvelle étude qui confirme ce phénomène, accentué  lorsque les employé-e-s ont peu d’influence sur leurs horaires de travail.

Les résultats de l’étude sont sans appel:
•    Le travail du dimanche imposé nuit à la santé, à la satisfaction au travail et à la vie sociale.
•    Les relations familiales, l’engagement social et la conciliation entre métier et travail de soins aux proches en pâtissent particulièrement.
•    Les effets sur la santé vont des troubles du sommeil aux dépressions en passant par les maladies cardio-vasculaires.
•    Les femmes, les jeunes adultes et les salarié-e-s âgés sont plus touchés que la moyenne.
•    La suppression des phases de repos du week-end augmente le risque d’épuisement émotionnel.
•    Les rituels sociaux comme les offices religieux ou les réunions de famille sont fortement limités par le travail du dimanche.
•    Un faible contrôle du temps de travail diminue la satisfaction au travail.
•    Le travail du dimanche renforce les inégalités sociales, notamment pour les employé-e-s qui n’ont pas de protection ni de possibilités de participation.

Interdiction du travail du dimanche sous pression

En Suisse, le travail du dimanche est en principe interdit, mais il existe actuellement déjà de nombreuses exceptions. Les politiques veulent maintenant affaiblir davantage cette interdiction, notamment dans le commerce de détail. Unia et l’Alliance pour le dimanche, qui regroupe des organisations féminines, des syndicats, des partis politiques, des églises et associations religieuses ainsi que la Société suisse de médecine du travail défendent fermement le congé du dimanche. Son but: préserver le dimanche comme jour de repos pour toutes et tous. Les exceptions doivent rester limitées aux travaux absolument nécessaires.

Une alliance pour la protection du dimanche

Unia rejette les interventions comme l’initiative déposée par les cantons pour douze ouvertures dominicales sans autorisation au lieu de quatre ou l’initiative parlementaire Burkart sur le télétravail. Elles obligeraient de plus en plus de personnes à travailler le dimanche.

Appel aux politiques et à la société

Une pause hebdomadaire est nécessaire pour faire face aux exigences toujours plus grandes du monde du travail. Le «dimanche libre» est un pilier de la vie familiale, sociale, sportive et culturelle. Le travail rémunéré doit être limité ce jour-là aux activités professionnelles qui sont indispensables à la société.

Unia appelle les politiques et la société à ne pas sacrifier le dimanche à des intérêts économiques à court terme. Le dimanche non travaillé est un bien commun. Il mérite notre protection.