Egalité salariale




L’égalité salariale est loin d’être atteinte

Le droit à un salaire égal pour un travail égal ou équivalent est enraciné dans la Constitution suisse depuis 1981. Or ce principe est loin d’être appliqué dans la réalité: les femmes gagnent en effet toujours 18,4% de moins que les hommes. Et les écarts ne se réduisent presque pas au fil des années.



 

Pour parvenir à une égalité effective entre hommes et femmes, les disparités salariales doivent enfin être éradiquées.


Unia conseille

Unia informe les salariées sur l’égalité salariale et leur indique ce qu'elles peuvent faire contre la discrimination salariale.
 
Unia a publié une brochure d’information salariale «Un salaire égal pour un travail de valeur égale  -  Femmes et discrimination salariale: comment se défendre». Les femmes qui pensent que leur salaire n’est pas équitable peuvent demander conseil à leur secrétariat Unia. La brochure peut être téléchargée ou commandée auprès de femmes(at)unia.ch .


Unia sensibilise

Unia organise régulièrement des actions publiques pour sensibiliser la population à la problématique de l’égalité salariale. Unia exige notamment la revalorisation des salaires des femmes et l’introduction d’un salaire minimum d’au moins 4000 francs. Pour les vingt ans de la grève des femmes, le 14 juin 2011, Unia a par exemple organisé dans toute la Suisse des actions dans deux secteurs d’activité où les femmes sont très présentes, l’industrie et le commerce de détail. De telles actions sont cruciales : plus on informera sur les inégalités salariales, plus on aura de chances de faire avancer les choses. 
Vous trouverez un aperçu des actions passées, actuelles et à venir ici. 



 

Unia encourage toutes les femmes à vérifier soigneusement si leur salaire est équitable. L’USS a mis au point un calculateur de l’égalité salariale qui permet aux salariées de vérifier si elles sont ou non victimes de discrimination salariale.


Unia revendique des contrôles d’égalité salariale

Des facteurs tels que la formation, l'expérience et la position occupée dans l’entreprise peuvent avoir une influence sur le salaire. Cependant, près de la moitié (40%) des différences de salaires entre hommes et femmes ne s’explique pas par des facteurs objectifs et représente donc une discrimination salariale fondée sur le sexe. Pour combattre ce genre de discriminations, Unia demande aux employeurs de signer des conventions avec le syndicat garantissant un contrôle des salaires. Unia a en outre mis en place avec la Confédération et le patronat le Dialogue sur l’égalité des salaires. Le syndicat incite les entreprises à y participer et informe les membres des commissions du personnel de cette possibilité.

 

Le Bureau fédéral de l’égalité met en outre à la disposition des entreprises l’outil Logib qui permet aux salariées de vérifier en toute simplicité s’il existe des discriminations salariales dans leur entreprise.


Unia mène une action politique

Unia intervient aussi sur le plan politique et législatif. Il a notamment élaboré, avec des conseiller-e-s nationaux, des initiatives parlementaires visant à faire avancer l’égalité des sexes et à imposer des mesures plus efficaces.


Unia fait valoir le droit à l’égalité devant les tribunaux

Si nécessaire, Unia saisit les tribunaux pour faire valoir le droit à l’égalité par des plaintes pour discrimination salariale ou des actions collectives. 



 

Exemple:


Renate Allemann, employée d’une assurance, avait constaté avec stupeur quelle gagnait jusqu’à 2000 francs de moins par mois que ses collègues. Ses propres tentatives de remédier à la discrimination salariale étant restées infructueuses, elle a demandé conseil à Unia qui a intenté une action en justice. Au terme d’une longue procédure, son ancien employeur a fini par accepter de lui verser un rattrapage de salaire de 45 000 francs.



D’autres procédures sont actuellement en cours, dont celle d’une ancienne vendeuse de Migros.


 
Unia soutient, conseille et encourage toutes ses membres désireuses de suivre cette voie courageuse.